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RÉPONSE 1 :
Mon chat urine et défèque en dehors de sa litière :
pourquoi ? Que faire ?
Mille et une raisons peuvent pousser un chat à être
malpropre, en particulier parce que c'est un moyen
naturel "d'évacuer" une énergie négative comme le
stress ou la peur. Mais pas uniquement. La
malpropreté du chat est la première cause de
consultation chez un comportementaliste, voilà
pourquoi on ne peut donner de réponse toute faite à
ce type de questions. Quelle que soit la raison de
ce comportement, il ne faut jamais réprimander un
chat lorsqu'il est malpropre, que ce soit pris sur
le fait ou après la découverte de ses souillures,
car cela amplifie le phénomène. Plus rapidement on
consulte un comportementaliste lorsque le problème
commence, meilleurs sont les résultats obtenus.
RÉPONSE 2
: Mon chat se
montre agressif envers nous, il nous mord et griffe
sans raisons apparentes. De plus, il ne supporte pas
l’autorité et semble se venger. Notre vétérinaire
nous a conseillé de lui donner des pichenettes sur
le nez comme le ferait sa mère, mais il ne le
supporte pas et nous agresse d’autant plus. Que
faire ?
Contrairement à ce que conseillent généralement les
vétérinaires, il ne faut surtout pas punir ni donner
des pichenettes a un chat quand il est agressif ou
qu’il fait des bêtises. L’agressivité chez le chat
n’est jamais la fruit de la vengeance ou d’un autre
sentiment proprement humain. C’est généralement le
fruit de la peur ou du stress. Répondre par de
l’agressivité ne fait qu’amplifier le phénomène. Il
faut avant toute chose découvrir ce qui est à
l'origine de cette agressivité. Mais dans tous les
cas, il faut se montrer le plus calme possible, y
compris quand le chat est agressif, ne serait-ce que
pour enrayer le phénomène et ne pas l’aggraver.
Lorsqu’un chat agresse sans raisons apparentes,
c’est souvent qu’il anticipe la réaction de ses
maîtres et préfère « mordre avant d’être mordu ». Un
chat a toujours une raison pour être agressif (y
compris des perturbations liées à l'enfance), voila
pourquoi il est important d'essayer de le
comprendre. Si l'on veut éduquer un chat qui a
tendance à être agressif, il faut user de la voix :
un simple « non! » ferme suffit. Il faut également
essayer d'apaiser le climat général et les relations
qui se sont instaurées avec lui : moins d’interdits
(donc moins de réprimandes), pas de jeux avec les
mains ou les pieds (donc moins d’occasions d’être
agressif), pas d’éclats de voix inutiles à son
égard, pas de punitions physiques.
RÉPONSE
3 :
Mon chat tète mon oreille en
ronronnant et me piétine avec ses pattes, parfois
même en bavant à grandes gouttes, pourquoi !?
les chats qui ont été retirés trop tôt de leur mère
ont souvent ce genre de comportement : ils tètent ce
qu’ils trouvent de ressemblant avec les tétines de
leur mère (ce qui peut aussi déclencher une
salivation). Parfois ce sont les oreilles, les
coudes, le ventre, des bouts de laine etc...ce n’est
pas un problème si cela ne vous dérange pas. Avec le
temps, ce comportement diminue, surtout si on ne
l’encourage pas. C’est un léger trouble du
comportement, sorte d’infantilisme, qui n’a pas de
conséquences particulières sur le bien-être du chat,
mais qui peut s’accompagner d’autres troubles plus
gênants, liés à ce sevrage précoce. en revanche, si
le chat a pris la mauvaise habitude de lécher des
tissus et de les ingérer, il risque une occlusion
intestinale : il faut alors consulter un
comportementaliste pour faire cesser ce
comportement.
RÉPONSE
4 :
Mon chat miaule sans arrêts !
Quand il a faim, quand il veut un câlin, quand il
veut sortir, et aussi parfois sans raisons
particulières ! Pourquoi et que faire ?
Certains chats sont de grands miauleurs et miaulent
pour n’importe quelle occasion : une émotion
négative ou positive, pour communiquer, pour
demander quelque chose : du moment qu’on leur
répond, on encourage ce comportement et cela
s’amplifie même parfois. C’est en y répondant jamais
qu’on permet l’extinction de ce comportement (il ne
faut même pas regarder le chat).
Attention : ce commentaire ne concerne pas les chats
qui miaulent la nuit de manière intempestive. Il
s'agit là d'un véritable problème, et parfois d'un
trouble du comportement qu'il faut traiter en tant
que tel. Il peut s'agir en effet de miaulements de
détresse, dont il faut comprendre l'origine pour
pouvoir enrayer ce phénomène.
RÉPONSE
5 :
J’ai recueilli un chat adulte,
mais mes deux autres chats ne semblent pas
l’apprécier. Que faire pour qu’ils l’acceptent ?
L’entente entre chats ne diffère pas de l’entente
entre humains : c’est une histoire d’atomes crochus,
et on ne peut forcer des individus à s’apprécier
s’ils ne le veulent pas...On peut en revanche les
faire cohabiter pacifiquement, mais là encore, ce
n’est pas toujours possible. Dans les premiers
temps, mieux vaut les laisser dans des pièces
différentes, et organiser des rencontres à des
horaires précis (c’est très rassurant pour tout le
monde). Par la suite, quand ils se rencontrent, tant
pis s’ils se "peignent" de temps en temps, cela
n’est pas très grave. Mais si les rencontres se
passent toujours mal, (les conflits sont assez
violents) il faut parfois se résigner et accepter
que l’entente ne se fera pas. Il faut cependant
attendre au moins un à deux mois pour être fixé.
C’est donc en patientant et en les observant
tranquillement lors des rencontres (sans intervenir
ni les toucher pour ne pas les stresser) que l'on
peut dire si oui ou non ils pourront cohabiter. En
attendant plus, on peut être agréablement surpris,
mais avec le risque que cela dégénère pour l'un des
chats entre temps. Si l’un des chats semble harcelé
et qu’il est manifestement malheureux, mieux vaut
parfois envisager un autre foyer pour le nouveau
venu…
RÉPONSE
6 :
J’ai adopté un chaton très tôt
et il développe beaucoup de troubles du comportement
: agressivité, malpropreté, hyper activité, pourquoi
et que faire ?
Lorsqu’un chat est retiré trop tôt de sa mère et de
sa fratrie (avant 12 semaines) il n’a pas fini son
sevrage au lait et surtout son sevrage affectif et
social : il est fragilisé au niveau émotionnel. Il
est donc plus enclin à développer des troubles du
comportement tels que hyperactivité, agressivité mal
contrôlée, malpropreté due à une excitabilité et une
incapacité à gérer les fortes émotions (générées par
les punitions ou les réprimandes, ou des jeux trop
excitants). On peut désamorcer des troubles en
instaurant une série de mesures qui vont permettre
au chaton de trouver un équilibre dans son
comportement. Quoi qu'il en soit, il faut apporter
au chaton un milieu de vie le plus calme possible,
cohérent (« le jeu et les relations s’arrêtent si je
mord ou que je m’énerve trop»), et dans le respect
de ses fragilités (il ne faut éviter de punir un
chaton qui présente ces troubles). Il est fortement
recommandé de ne jamais laisser un chaton trop
longtemps seul (pas plus de 6 heures par jour), car
c'est une grande source de stress ... et de
problèmes !
RÉPONSE
7 :
Notre chatte a eu des petits
il y a 2 semaines et elle essaie depuis 2 jours de
déplacer sa portée dès que nous avons le dos tourné,
pourquoi ? Devons-nous l’en empêcher ?
C’est un comportement instinctif normal : la chatte
fait cela lorsque l’odeur du nid devient trop forte
et pourrait attirer d’éventuels prédateurs. Elle
peut faire cela plusieurs fois jusqu’au sevrage, et
il vaut mieux la laisser faire.
RÉPONSE
8 :
J’ai adopté il y a quelques
temps un chat, mais je suis déçue : il n’est pas
câlin, et n’aime pas que je le prenne dans mes bras.
Comment faire pour le rendre plus sociable et plus
affectueux ?
Pour rendre un animal plus câlin, paradoxalement, il
faut savoir le laisser tranquille...le chat, plus
que tout autre animal domestique, apprécie avoir le
choix de venir ou non faire des câlins à ses
maîtres, et c’est en respectant cette indépendance
et cette liberté que l’on obtient les meilleurs
résultats. Surtout pour les chats un peu craintifs
ou qui n’ont pas été habitués à être touchés par les
humains étant petits. A l’inverse, plus on touche ou
prend dans les bras un chat qui ne le veut pas,
moins il voudra être en présence des personnes qui
le « forcent ». Il se dirigera alors vers les
personnes qui cherchent le moins à le toucher et ira
se frotter contre elles etc. Laissez le chat venir à
vous, mais ne cherchez pas à le toucher à chaque
fois qu’il est à proximité : il saura qu’il peut se
frotter à vous ou même être en votre présence sans
avoir à subir systématiquement des contacts qu’il
n’apprécie pas. Et puis, au fur et à mesure, vous
pourrez le toucher de plus en plus, surtout le cou
et le menton (ils adorent). Cessez dès qu’il vous
semble ne plus vouloir de caresses. Le temps et la
patience sont de grands alliés. Pour finir, il faut
savoir que nombreux sont les chats qui n’aiment tout
simplement pas être pris dans les bras : il faut
donc respecter cela.
RÉPONSE
9 :
A quel âge peut-on séparer un
chaton de sa mère ? Et un chaton adopté dès sa
naissance et nourri au biberon a-t-il de bonnes
chances de survie ?
Il est recommandé de laisser les chatons avec leur
mère au moins 12 semaines, au grand minimum 9
semaines. Si cela n’a pas été possible, on ne peut
assurer l’équilibre psychologique des chatons. Ils
survivront physiquement, mais auront 90 % de chance
d’être très perturbés durant leur vie d’adulte et
seront enclins à de sérieux troubles du
comportement...il existe heureusement des
exceptions, surtout si on leur offre un contexte de
vie très épanouissant : libre accès à l’extérieur,
d’autres chats avec lesquels jouer, et beaucoup
d’amour bien sûr.
RÉPONSE
10 :
Je vais accueillir un chaton
mais je ne sais pas comment réagira mon autre chat
adulte car il n’a jamais vécu avec d’autres chats.
Comment les faire se rencontrer pour que cela se
passe au mieux ?
Il faut procéder par
étapes : laissez le chaton dans une pièce pendant
2-3 jours (le premier sentira déjà sa présence via
les odeurs qui circulent). Puis laissez le chaton
découvrir les autres pièces au fur et à mesure, une
à deux heures sous votre surveillance. Ne soyez pas
surpris par les réactions du premier chat : il
crachera sûrement contre le chaton, grondera,
donnera peut être des coups de pattes etc...c’est
normal et peut durer quelques jours. N’intervenez
pas et ne le touchez pas lors des rencontres, car le
stress peut le rendre agressif. Puis vous allongez
ce temps d’exploration (de quelques heures à une
journée), tout en remettant le chaton dans sa pièce
la nuit pour laisser à l’autre chat le temps de «
récupérer » et de refaire ses marques. Cela peut
durer au moins une bonne semaine Enfin, vous pouvez
les laissez vivre ensemble, mais si cela ne se passe
pas très bien, réservez une pièce où seul le premier
chat peut aller et dormir mais pas le chaton (afin
qu’il n’y dépose pas ses odeurs). Si le chat adulte
montre des signes évident d’anxiété lié à cette
cohabitation, il ne faut pas hésiter à l’enfermer
dans cette pièce quelques heures pour le laisser se
reposer sans avoir à guetter les aller et venues et
agissements du chaton : c’est très fatiguant et
stressant pour le chat. Il appréciera de pouvoir
dormir sur ses deux oreilles et ne souffrira pas de
se sentir « exclu », au contraire : il se sentira
maître des lieux et tranquille. Remarque : c’est
souvent le chaton qui est le plus à l’aise dans ce
type de cohabitation et qui a tendance à s’imposer
fasse à l’ancien propriétaire des lieux. |